Le port de la burqa, un futur délit selon une future loi française
Une proposition de loi visant à lutter contre les atteintes à la dignité de la femme résultant de certaines pratiques religieuses a été présentée par le député Jacques Myard et s’articule de la manière suivante :
Article 1er
Aucune prescription culturelle ou religieuse n’autorise quiconque à voiler son visage sur la voie publique ; toute personne allant et venant sur le territoire de la République doit avoir le visage découvert permettant aisément sa reconnaissance ou son identification.
Le principe mentionné à l’alinéa précédent ne s’applique ni aux services publics en mission spéciale, ni aux activités culturelles telles que le carnaval ou le tournage d’un film.
Article 2
Est puni de deux mois d’emprisonnement et 15 000 € d’amende la violation du principe mentionné à l’article 1er. Est puni de la même peine l’incitation à violer ledit principe.
En cas de récidive, ces peines seront portées à un an de prison et 30 000 € d’amende.
Article 3
Toute personne étrangère qui se comporte en violation du principe institué à l’article 1er ou qui incite une autre personne à violer ledit principe est éloignée du territoire national sur décision du ministre de l’intérieur ou des préfets de la République.
Cette proposition de loi se présente comme étant une suite logique de la loi interdisant le port des signes religieux dans les écoles et de l’arrêt du Conseil d’Etat qui a refusé l’acquisition de la nationalité française à une personne en raison de son port de la burqa.
Elle se présente comme protégeant la femme contre l’oppression qu’elle subit lorsqu’on l’oblige à porter la burqa et une protection de ce principe tellement cher aux français qu’est la laïcité.
Ce que je propose est de commencer par définir ce terme sur lequel aucun consensus n’a été trouvé jusque là, entre laïcité positive et négative, même si on peut avoir l’impression ces derniers temps que la balance penche d’un côté plus que l’autre.
Ce principe a été posé par la loi de 1905 portant sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat.
Son article 1er dispose : ” La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l’intérêt de l’ordre public “
L’article 2 de la loi de 1905 dispose : ” La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte”.
Cette loi vise prinncipalement à mettre fin à l’ingérence de l’Etat dans le domaine religieux à un moment où les minorités religieuses ont connu une croissance qui rend nécessaire leur prise en compte.
N’empêche que certaines de ces minorités gênent.
La loi parle bien d’assurer la liberté de conscience ! Il faudrait donc permettre à tout un chacun d’exercer une religion en toute liberté !
Facile ! On qualifie le port du foulard et de la burqa en prosélytisme et le tour est joué. C’est fou ce qu’on peut faire avec le droit ! Surtout lorsqu’il s’agit de restreindre les libertés individuelles.
Pourquoi alors ne propose-t-on pas une loi qui qualifie le fait pour les témoins de jéhovah et pour les évangélistes de frapper à nos portes pour nous convaincre de l’imminence du jugement dernier en prosélytisme. Personnellement ça m’a longtemps perturbé d’avoir à leur ouvrir ma porte et d’essayer d’user de ma patience pour les écouter.
Pareil pour les cloches de l’Eglise qui perturbent mes dimanches mais que je suis obligée de supporter. Idem pour les fêtes qui, comme par hasard coincident avec des fêtes religieuses, mais qui ne concernent que la religion d’une partie de la population.
Et on ramene le pape, on lui organise un show digne des plus grandes stars, mais ce n’est censé gêner personne !
La seconde étape consiste à comprendre la religion de ces minorités avant de les persécuter. Ceci permettrait peut-être de comprendre qu’il ne s’agit là que d’une manière d’exercice de leurs croyances, puisque c’est là une liberté, et que ces personnes sont heureuses comme ça.
Si on a peur pour les femmes, alors éduquons la population, mais sans lui enlever sa liberté !!
J’aimerais également qu’un jour on veuille bien permettre aux citoyens de prendre conscience de l’intérêt et de la signification des lois qui sont adoptées par des personnes censées représenter leur volonté : expliquez-nous où l’ordre public est atteint, ou alors où le dommage se situe-t-il, et en quoi la qualification d’infraction s’applique.
Chères musulmanes, attention, votre religion va bientôt être qualifiée en délit, alors commencez votre reconversion maintenant.
Tags: Burqa, Délit, islam, Jacques, Loi, Myard, Proposition


1Ced
Rédigé le 29 janvier 2010 à 18:52
Bonjour,
Je pense qu’il n’y a pas sujet à discuter ici. La burqa est un accoutrement pouvant être dangereux en société. J prend un exemple simple : lorsqu’il y a un meurtre, un vol ou autre délits en public la première chose que l’on demande aux témoins c’est “avez vous vu l’agresseur, pouvez vous nous le décrire” Or dans l’hypothèse ou la personne serait en burqa Toute identification deviendrait IMPOSSIBLE ! La seul que verrait les témoins ce sont des yeux et du tissu !
Ainsi, porter la burqa en public est impossible, il n’y a pas de comparaison avec les témoins de jehovah ou les cloches des églises, ici cette loi vise la sécurité.
2zineb
Rédigé le 30 janvier 2010 à 20:57
L’ordre public comprend trois composantes: sécurité, tranquilité et salubrité.
Si vous considérez que la sécurité doit primer sur les deux autres composantes, c’est votre avis personnel.
Par ailleurs, je pense personnellement que les restrictions à la liberté personnelle de chacun ne doivent pas être fondées sur des cas extrêmes, sachant que l’histoire nous montre que les régimes autoritaires justifient leurs lois par la sécurité, ce qui est, j’en conviens un argument assez convainquant.
Si l’on suit un tel raisonnement, toutes les libertés de l’individu pourront subir des restrictions importantes, sachant qu’une des fiertés françaises est son attachement aux libertés individuelles et c’est ce qu’il faut garder à l’esprit avant de dire amen à tous les discours que l’on peut entendre sur la question.
3Délicat
Rédigé le 27 mai 2010 à 15:30
Le problème est aussi celui du droit des femmes.